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[K-drama] Dali and the Cocky Prince, rencontre pétillante entre art et gastronomie

Ma note : 16/20

C’est par hasard que j’ai commencé Dali and The Cocky Prince (2021). Je ne pensais pas du tout regarder ce drama et encore moins autant l’apprécier, mais il faut croire que le monde des dramas nous révèle toujours de bonnes surprises ! Je suis inscrite sur Viki depuis plusieurs années et je m’occupe de temps en temps des sous-titres : Dali and The Cocky Prince était donc le premier drama que je sous-titrais ET que je visionnais ce qui était assez étrange et amusant à la fois.

Kim Dali (Park Gyu Young) est une jeune femme aisée, fille d’un directeur d’un musée d’art et qui mène une vie confortable. Jin Moo Hak (Kim Min Jae) est un jeune homme assez ignorant et qui ne semble penser qu’à l’argent. Il a vécu son enfance dans la précarité mais il est désormais directeur d’une chaîne de restaurants, Dondon F&B, qui a investi dans le musée d’art Cheongsong appartenant au père de Dali. Seulement, à la mort inattendu de ce-dernier, c’est à Dali que revient la direction du musée, et elle doit rembourser sa dette à Moo Hak. Malgré leur relation de créancier et débiteur, nos deux héros réussiront-ils à s’entendre ?

Une histoire simple, une jolie romance et plein d’humour

Surprise, je pense que c’est ce que j’ai ressenti avec ce drama. Après avoir fini Hometown Cha Cha Cha j’étais un peu mitigée. Autant j’avais envie de continuer à regarder des romances (en période d’examen, je ne veux pas me rajouter des thrillers stressants !), autant j’avais peur de m’enfoncer dans une autre histoire pleine de clichées et de moments mielleux. Hometown Cha Cha Cha n’est pas mauvais, mais une romance clichée m’avait suffise ! Et c’est là où Dali and the Cocky Prince surprend : si le résumé paraît cliché, l’histoire l’est beaucoup moins !

Dali (gauche) et Moo Hak (droite)

Le résumé nous présente les deux héros comme venant chacun d’un monde différent et ayant des caractères très différents. Je m’attendais donc très logiquement à une énième romance de type ennemies to lovers. Et bien absolument pas ! Dès le premier épisode on nous montre que notre héros est loin d’être le millième riche arrogant et notre héroïne n’est pas une nunuche qui se laisse marcher sur les pieds (sans pour autant tomber dans l’opposé en étant super badass). Très vite on se rend compte que nos deux protagonistes vont très bien ensemble, leur rencontre se fait tout en douceur et ils ne sont pas « ennemis ». On sent tout de suite l’alchimie qui ne passe non pas uniquement par des scènes rocambolesques et ultra romantiques. Con sont surtout leurs petites discussions et leurs fous rire qui font avancer leur relation. Car oui, notre cher Moo Hak peut faire rire Dali comme jamais, parfois à son insu, et c’est adorable.

Tout au long de l’histoire nous évitons un bon nombre de clichés du genre, surtout les clichés ultras romantiques. Le drama joue presque la dessus (le dernier épisode, je suis passée de colère à soulagement…!) et considère l’humour comme aussi important que la romance. Je me suis vraiment amusée devant cette histoire, il y avait des moments très drôles (et les petits bruitages de cris de corbeau, rappelant les bêlements de chèvre dans Reply 1997, étaient hilarants). Moo Hak est clairement un de mes héros préféré désormais, il m’a fait rire, il m’a touché par moment et il peut être absolument adorable. J’aimais beaucoup son naturel et sa fraîcheur (sa façon de s’énerver aussi 😅 ). C’est une personne qui n’est pas très cultivée (à la question « quelle est la capitale de l’Indonésie ? », Moo Hak vous répond « India ! ») mais il est a beaucoup de bon sens et il sait parfaitement comment gérer une entreprise et comment se prendre en charge quotidiennement. A l’inverse, Dali a plus de difficultés dans la vie quotidienne : au lieu d’avoir des personnalités opposése qui se repoussent (du moins au début), nos héros vont vite se complémenter et s’entraider. Ils avaient des moments très naturels, des conversations « normales » que je ne saurais décrire mais si vous regardez vous comprendrez. Chacun découvre le monde de l’autre. J’ai beaucoup aimé cela.

Un petit MV qui met en avant l’aspect comique de la série 😉

L’histoire d’amour se développe lentement et sûrement. J’émets seulement quelques critiques concernant une scène de baiser que j’avais trouvé assez violente, cela ne correspondait pas au personnage de Moo Hak et j’avais l’impression d’assister à une scène d’agression sexuelle (je parle de l’épisode 10). En vérité ce n’est pas quelque chose de nouveau, on trouve beaucoup de baisers non consentis dans les dramas mais peut-être parce que je grandis j’ai l’impression d’en être de plus en plus consciente. A part ça, leur histoire était très belle et j’ai apprécié que leurs moments niais soient limités (nous n’avons pas 6 épisodes de niaiserie comme dans Hometown Cha Cha Cha ou What’s Wrong With Secretary Kim).

Au niveau des acteurs ce fut là-encore une heureuse surprise ! J’ai eu un gros coup de cœur pour Kim Min Jae. Je connaissais déjà cet acteur vu dans Dr Romantic où il avait un second rôle (bien plus calme et en retrait que notre Moo Hak). Min Jae m’a fait rire et son jeu était vraiment au point, je pense que j’ai une bonne raison de regarder Do You Like Brahms? maintenant 🙂 Et j’adore sa voix aha. Pour ce qui est de Park Gyu Young, je suis partie avec un a priori un peu négatif. Je l’avais déjà vu dans It’s Okay to Not Be Okay, où je la trouvais un peu molle mais aussi dans Romance is a Bonus Book. Même si ce n’est pas mon actrice préférée j’ai trouvé qu’elle était très bien dans le rôle de Dali. C’est un personnage qui peut parfois être très démonstratif et soudain très calme, l’actrice a su montrer ces deux côtés de la personnalité.

De l’art, un peu de cuisine et une pincée de complots d’entreprise

Le drama offre une palette de personnages secondaires, parfois très attachants et hilarants comme la secrétaire de Moo Hak (Hwang Bo Ra) ou Won Tak (Kim Ji Soo), le frère de cœur de Dali. D’autres sont absolument insupportables jusqu’à la fin, je pense notamment au cousin de Dali, à la famille de Moo Hak (surtout la mère) et bien sûr à Jang Tae Jin (Kwon Yool). Ce-dernier est une ordure de première et je suis ravie que Dali ai échappé à ses griffes. Voilà c’est dit 😈. Le drama évite donc de très loin des triangles amoureux insupportables avec un bon gros second lead syndrome. C’est grâce à Tae Jin et à la famille de Moo Hak que nous allons avoir notre dose de complots politique. Rien d’original mais cela nous offre un peu de suspense. Enfin, toute l’équipe de Cheongsong était aussi attachante même si je n’ai pas eu de coup de cœur pour les personnages.

La secrétaire Yeo (gauche) et toute l’équipe du musée d’Art Cheongsong – source

L’art et la gastronomie dans ce drama sont des sujets vraiment exploités. Je préfère d’ailleurs le titre Dali and Gamjatang plutôt que le titre anglais. Dali, prénom de notre héroïne, renvoie évidemment à l’artiste Salvador Dalí tandis que le gamjatang est une soupe coréenne épicée avec des os de porc, qui renvoie donc au personnage de Moo Hak et son entreprise qui gère des restaurants.

Nous avons donc d’un côté Dali, son équipe et le musée qui représentent le monde de l’art, monde que va découvrir Moo Hak, totalement ignorant dans ce domaine. Mais justement l’ignorance de Moo Hak est plutôt réaliste car nous ne sommes pas tous de grands connaisseurs d’art, encore moins d’art contemporain. A travers le personnage de Moo Hak, on nous montre un type de relation à l’art. Quand Moo Hak décrit un tableau d’amateur comme si c’était l’œuvre d’un grand artiste ou quand il confond une œuvre présentée à la Biennal de Venise avec un tas d’ordure c’est absolument hilarant mais cela montre aussi combien l’art peut être inaccessible. Combien sommes-nous à nous être posé des questions face à certaines œuvres ? Un carré noir sur un fond blanc (Malevitch) ou un urinoir (Duchamp) d’accord, mais encore ? Plus que de parler de l’art en général, Dali and Cocky Prince aborde aussi, de façon comique, la question de notre relation à l’art. Bien que je trouve que le personnel du musée d’art soit extrêmement réduit (trop pour être réaliste), c’est intéressant de voir les coulisses des expositions, les réunions avec les différents projets mis en place et les relations avec certains artistes.

Moo Hak découvre l’art sous l’œil attentif de Dali – source

D’un autre côté, nous avons Moo Hak et la cuisine. Moo Hak goûte régulièrement aux plats proposés dans ses restaurants et procède à de nombreuses inspections, prouvant son professionnalisme. J’adore lorsque Moo Hak prépare à manger pour Dali, c’est adorable. La cuisine renvoie à un côté davantage « pratique » qui est clairement ce qui manque à Dali. On peut voir à quel point ses essais à la cuisine sont de véritables échec. Le choix de la cuisine n’est donc pas un hasard.

Je voudrais rapidement revenir sur le dernier épisode qui m’a un peu déçue. Certes on se joue de nous et on évite tout de même un gros cliché, qui aurait gâché le drama, mais j’ai trouvé cet épisode assez bâclé. J’ai trouvé la relation entre nos deux héros trop différente de d’habitude et cela m’a dérangé. L’ellipse temporelle tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et n’étais pas la plus utile.

Réalisation & musique

Il y avait de jolies scènes en terme de réalisation (comme la scène durant laquelle Moo Hak console Dali) mais je retiens surtout les tenues atypiques de nos personnages. Beaucoup ont critiqué la coupe de cheveux de Dali, notre héroïne, mais je la trouve assez originale, qui ressemble fortement à celle Betty Boop. Ce n’est certes pas une coupe de cheveux très crédible (c’est un drama donc bon) mais je trouve que cela correspond bien avec son personnage (cela lui donne une allure délicate mais elle ne l’est pas tant que ça ^^). J’ajouterai que j’aime beaucoup le poster ainsi que les images teaser qui reprennent certains tableaux pour rappeler le thème de l’art. Par exemple :

Poster Pemeran Drama Dali and Cocky Prince, Bak Lukisan
Dali, Moo Hak et la sécrétaire Yeo – source

J’ai beaucoup apprécié les OST, il y en avait de très jolis et accompagnant vraiment l’histoire. Le seul très étrange était la musique de fond/musique de transition qui consistait à réciter un alphabet en français : là je vous avoue que j’ai eu du mal à comprendre le concept… Décidément l’art…!

Un de mes OST favoris 🙂

Dali and The Cocky Prince est sûrement ma comédie romantique favorite de 2021 et je la conseillerai volontiers à ceux qui recherchent une jolie histoire d’amour sans prise de tête et sans trop de clichés 🙂

6 réflexions au sujet de “[K-drama] Dali and the Cocky Prince, rencontre pétillante entre art et gastronomie”

  1. C’est chouette que tu traduises sur viki, bravo et merci à toi ^^

    Je ne le commencerai pas mais j’ai trouvé très intelligent la mise en scène des affiches, j’aime beaucoup aussi l’alchimie des deux lead autant à l’écran que dans la vraie vie, l’humour qu’on voit dans le mv et ce que tu as expliqué pour l’art et la cuisine dans le dernier paragraphe 😄.

    Aimé par 1 personne

  2. Je ne savais pas que tu traduisais sur Viki, tu es bien courageuse ! 😄

    Et merci pour cet avis parce que tu me donnes vraiment envie de voir ce drama. En ce moment, j’ai un peu du mal à me décider et là, j’ai vraiment envie de le découvrir, il a l’air chouette ! 😍

    Aimé par 1 personne

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