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[Manga & anime] — Mes shōnens favoris – partie 1

Bonjour !

Cela faisait longtemps que j’avais envie de parler mangas et animes sur ce blog. Même s’il est dédié aux dramas je ne peux pas oublier que les animes et les mangas sont les premiers éléments qui m’ont fait tomber amoureuse de l’Asie et de ses cultures en me poussant à en découvrir toujours plus. J’ai dû visionner déjà une cinquantaine d’animes (sans compter les films d’animation bien évidemment) et dévoré énormément de mangas donc j’ai bien assez de contenu 😉

Jujutsu Kaisen — source

Je ne savais pas trop par où commencer, quel manga ou quel anime présenter. Alors j’ai décidé d’entamer une série d’articles dans lesquels je parlerai de mes mangas et animes favoris selon leur genre (tout simplement pour me faciliter la tâche) ! Évidemment, pour commencer ce qui s’annonce une longue saga d’articles, je souhaite parler des shōnens qui est mon genre favoris mais aussi celui grâce auquel je suis entrée dans le monde des mangas. En plus, je suis en pleine lecture de Jujutsu Kaisen que je conseille fortement 😉

Qu’est-ce qu’un shōnen ?

Avant toute chose j’aimerai définir le terme de shōnen. Dans le paysage des mangas et celui des animes on distingue plusieurs genres : shōjo, shōnen, seinen, josei et bien d’autres. Chaque genre s’adresse à la base à un public bien précis, même si, bien sûr, chacun est libre de lire ce qu’il souhaite. Mais il faut simplement avoir conscience que lorsqu’on lit un certain genre, il y a un public précis visé derrière et l’histoire respecte ainsi des codes spécifiques censés satisfaire ce public.

Le terme shōnen signifie « garçon et adolescent » en japonais. Ainsi, les mangas et animes shōnen sont avant tout destinés à un public d’adolescents masculins. C’est un des genres les plus populaires et celui qui rapporte le plus financièrement, notamment en France. En effet les mangas les plus populaires et les plus vendus en France, deuxième pays le plus consommateur de mangas après le Japon, sont tous des shōnens tels que Naruto, One Piece, Bleach, Demon Slayers ou Dragon Ball. En 2020, un tome de Naruto était vendu toutes les 30 secondes, avec 127 850 exemplaires dans l’année vendus selon une étude de Kana !

Comme pour tous les genres, il y a des codes très précis. Les shōnens retracent souvent l’histoire d’héros qui vont toujours devoir se surpasser, avec courage, tout en comptant sur l’amitié, une des valeurs les plus importantes du genre.

Si beaucoup de shōnens optent pour le sous genre fantastique, on peut souligner toutefois la popularité des shōnens de sports, tels que Haikyuu, Kuroko no basket, ou Slam Dunk. Je reviendrais dans un autre articles sur ces mangas et animes de sport 🙂 Certains shōnens peuvent surprendre, comme Your Lie in April qui n’est pas centré sur des combats physiques comme c’est souvent le cas. Parmi les shōnens qui ont marqué le genre ont retrouve notamment Dragon Ball d’Akira Toiryama et bien sûr Astro Boy, d’Osamu Tezuka, surnommé le dieu du manga. Astro Boy fut adapté en dessin animé en 1952 (ça remonte n’est-ce pas ?).

Chaque manga est pré publié au Japon dans des magazines spécialisés. Pour les shōnens, c’est le Weekly Shōnen Jump. Ce magazine édité par la maison d’édition Shueisha à partir de 1968 existe toujours aujourd’hui et a publié un bon nombre de mangas célèbres. Le magazine est très dépendant du succès des séries publiées et c’est aussi un moyen pour les auteurs de tester leur histoire. Par exemple, dans les années 1996 et 1997, on observa une grosse chute des ventes, conséquence de la fin de deux séries très populaires : Slam Dunk et Dragon Ball.

Mes shōnen favoris

Il est temps maintenant de revenir sur mes shōnens favoris. Ce n’est pas un pur classement, je les aime tous à leur manière même si certains sont davantage dans mon cœur que d’autres mais je pense que cela transparaîtra assez dans mes commentaires 😉 La plupart des shōnens présentés sont tous achevés et je les ai fini.

Dragon Ball — Akira Toriyama

Akira Toriyama

Dragon Ball est un de mes tout premiers shōnens. En vérité j’ai été bercée par les mangas d’Akira Toriyama durant toute mon enfance et adolescence. Dragon Ball, Dr Slump (1980-1984), Jaco : The Galactic Patrolman (2013), Sand Land (2000), Histoires courtes, Tomato, Girl Detective (1979) ou Cowa! (1997), que je conseille absolument TOUS. Pour moi Akira Toriyama est un maître dans l’univers des mangas, comme Hayao Miyazaki l’est pour l’animation japonaise. C’est un pionnier, une icône, un modèle qui a inspiré tant d’auteurs de mangas (notamment des mangas comme Naruto). Ses histoires sont absolument cultes et Dragon Ball est le manga culte parmi les cultes.

Dragon Ball commence à paraître dans le Weekly Shōnen Jump en 1984 et est publié jusqu’en 1995. L’histoire en français est publié par Glénat, à partir de 1993. Le manga a été adapté en anime par la Toei Animation, d’abord avec Dragon Ball en 1986 puis Dragon Ball Z en 1989. Les animes étaient diffusés en France sur le Club Dorothée (aux côtés de grands classiques mangas tels que Goldorak, Albator, City Hunter et bien d’autres). Je n’ai personnellement jamais vu les adaptions anime car j’avais tous les mangas chez moi 😉 Je vous mets tout de même le générique français ici qui a bercé des générations d’enfants 😝:

Dragon Ball est inspiré librement du roman chinois La Pérégrination vers l’Ouest (Wu Cheng’en) datant du XVIème siècle, qui mettait notamment en scène un roi singe avec un bâton et un nuage magique. Au début de l’histoire de Dragon Ball, nous rencontrons le héros, Son Goku, un petit garçon à la force surhumaine. Son grand-père est mort et il vit seul. Un jour, une jeune femme prénommée Bulma vient à sa rencontre et lui demande de lui donner son dragon ball, qui se révèle être une boule en verre légué par son grand-père. Bulma explique à Son Goku que s’ils réunissent les sept dragon balls, un dragon magique pourra exaucer leur souhait. Son Goku décide d’accompagner Bulma dans son périple, pour l’aider et parce qu’il refuse de se séparer de son dragon ball, dernier héritage de son grand-père. Commence alors une extraordinaire aventure.

Pour ce qui est de la première partie de Dragon Ball, le scénario est absolument extra, Akira Toriyama sait mélanger humour, combat, aventure et amitié à la perfection. Je sais que l’humour de Toriyama peut être particulier mais il marche sur moi comme aucun autre manga ne l’a fait. Un point que j’aime énormément dans Dragon Ball c’est les scènes de combats. D’abord le découpage des scènes est pour moi juste incroyable (j’adore de toute façon les dessins de Toriyama) mais en plus l’auteur met vraiment l’accent sur les arts martiaux et moins sur les pouvoirs magiques (à la différence par exemple de Fairy Tail). On retiendra quand même le Kaméhaméha, classique. On voit les inspirations de l’auteur, puisant par exemple dans les films de Kungfu chinois, notamment ceux de Jackie Chan qu’il admirait beaucoup (je pense à la technique de l’ivrogne par exemple). Les références aux arts martiaux sont partout et, avec Naruto, c’est un de ces mangas shōnen qui donne vraiment la part belle aux combats au corps à corps inspirés des arts martiaux.

La deuxième partie de la série, qui correspond à Dragon Ball Z dans l’anime, retrouve nos personnages adultes. De nombreux éléments sont ajoutés et jusqu’à la fin de l’arc de Namek, le succès est toujours là. C’est après que l’on sent que l’auteur s’épuise. Il faut noter que Toriyama souhaitait arrêter mais il a été forcé par son éditeur à continuer en raison du succès de sa série. Évidement ce n’est pas nul, mais certains personnages perdent vraiment en utilité (Chichi par exemple) et on en arrive vraiment au paroxysme du shōnen : baston, superpouvoirs, baston, résurrections à gogo, et encore de la baston. Il y a toujours plein de moments chouettes, des personnages ont vraiment un très bon développement comme Végéta et vers la fin on retrouve l’humour des premiers tomes, mais ces quelques arcs restent moins réussis.

Après la fin de la saga, de nombreuse séries dérivées ont été créées comme Dragon Ball GT qui serait une suite alternative au dernier tome ou actuellement Dragon Ball Super, lui aussi une suite mais cette fois plus officielle, car supervisée par Toriyama (un peu comme Boruto). Je vais être honnête : je n’en conseille aucune. GT est une catastrophe à ne jamais voir et DB Super est particulier et interminable (peut-être le plus potable mais c’est gâcher l’univers de Toriyama et beaucoup de ses personnages). J’admets regarder rapidement seulement pour Végéta et Bulma 🙄😂

Je suis une très grande fan de Dragon Ball et je ne le cache pas. C’est un manga qui date mais qui reste absolument intemporel. Personnellement, je sais que ce shōnen restera toujours dans mon cœur et je l’affectionne énormément.


Fullmetal Alchemist — Hiromu Arakawa

Fullmetal Alchemist est encore un de ces mangas célèbres dont on a pu tous entendre parler. Et je dois dire que cette série mérite les éloges qu’on a pu lui faire ! Ce manga d’Hiromu Arakawa a été pré-publié dans le Shōnen Gangan (un autre magazine pour shōnens, de la société Square Enix) entre 2001 et 2010. La version française est publiée en France depuis 2005 par les éditions Kurokawa, on dénombre 27 tomes. Récemment de nouvelles éditions (super jolies) sont sorties, ce sont les Perfect Edition (et je meurs d’envie de me les acheter je vous avoue). La mangaka Hiromu Arakawa s’occupe du scénario du manga The Heroic Legend of Arslan depuis 2013.

Alphonse & Edward Elric – source

Il existe plusieurs adaptations de Fullmetal Alchemist. D’abord la série de 2003 du même nom (51 épisodes) que je ne conseillerai pas. Je ne l’ai pas vu mais il faut savoir que si sa première partie suis la trame du manga, la deuxième ne se base sur rien car en 2003 le manga n’était pas fini. De ce que j’ai entendu, la fin de cette série ne fait pas honneur au manga originel. Ensuite, en 2009 sort Fullmetal Alchemist: Brotherhood (64 épisodes) que cette fois je conseille : c’est le manga en entier mais version anime. L’anime est extrêmement fidèle à l’histoire originale. Des épisodes spéciaux sont également sortis, ainsi que des jeux vidéos et des films d’animation ou live comme celui sorti en 2017 (que je n’oserai jamais regarder).

L’histoire se passe au pays d’Amestris, un pays régi par l’Alchimie. Edward Elric et Alphonse Elric sont deux frères qui vivent seuls avec leur mère, leur père ayant quitté la maison depuis plusieurs années. Seulement, leur mère vient à mourir et les deux frères tentent de la ressusciter en usant de l’alchimie, alors même que la loi interdit de réaliser des transmutations humaines. L’opération se passe mal : Edward perd un bras et une jambe tandis qu’Alphonse perd son corps entier. Edward parvient de justesse a emprisonner l’âme de son frère dans une armure. Bien décidé à rendre à son frère son corps humain, Edward s’engage dans l’armée en tant qu’Alchimiste d’État à l’âge de douze ans. Après avoir réussi son examen, lui et son frère partent sur les routes à la recherche de la pierre philosophale, seul objet qui pourrait les sauver.

Contrairement à certains shōnens qui accentuent beaucoup sur les combats ainsi que sur l’importance de l’amitié, Fullmetal Alchemist aborde des thèmes parfois différents et plus profonds. Je pense que c’est particulièrement cela qui fait son originalité. L’histoire a une dimension philosophique très importante, qui nous fait réfléchir sur la mort, le deuil, nos désirs. Des sujets difficiles sont avancés, notamment celui des génocides et c’est rare que des shōnens osent traiter de sujets aussi sérieux et délicats. Fullmetal Alchemist est un manga clairement plus sombre que ses congénères et, bien qu’il y ait de l’humour, il y a également des moments difficiles. J’aime beaucoup le fait que les héros soient deux frères et que la famille soit au cœur du récit : c’est avec la famille que l’histoire commence, et c’est avec elle qu’elle se termine. J’aime énormément les personnages de cette histoire, le monde que l’auteure a créé. Les combats ne sont pas ce qui m’aura le plus marqué, mais c’est plutôt l’évolution des personnages, leur histoire et leur relation qui est importante. Je sais que les dessins ne sont pas les plus extraordinaires mais je conseille vraiment ce manga ou l’anime FMAB) pour son scénario. Personnellement, moi qui ait d’abord vu l’anime, j’avais beaucoup aimé l’animation et les graphismes. Je vous mets ici l’opening numéro 1 que j’aime bien :


Naruto — Masashi Kishimoto

Masashi Kishimoto – source

Naruto est un manga  de Masashi Kishimoto, publié entre 1999 et 2014 dans le fameux Weekly Shonen Jump. La saga est composée de 72 tomes (petit nombre finalement pour un shōnen) est éditée par Kana en France. L’adaptation animée est divisée en deux grandes parties : Naruto, qui retrace les aventures de Naruto pendant sa jeunesse, et Naruto Shippuden quand Naruto est adolescent/jeune adulte. En vérité l’anime reprend fidèlement le manga, la division n’existe que dans le dessin animé, comme ce qui avait été fait avec Dragon Ball en créant Dragon Ball Z dès que le héros était devenu adulte. L’anime fut diffusé pendant 10 ans par les studios Pierrot (Bleach, Chocola et Vanilla, Tokyo Ghoul), entre 2007 et 2017 et est constitué de plus de 500 épisodes.

Toutefois je voudrais préciser qu’il existe beaucoup d’arcs dits « fillers » c’est-à-dire des arcs et épisodes non basés sur le manga. Le terme filler vient de l’anglais qui veut dire « remplir ». Il faut savoir que l’anime était produit alors même que le manga était en cours. Ainsi, quand l’anime rattrapait le manga, les studios d’animation créaient eux-mêmes des épisodes pour faire tenir le spectateur en attendant que le manga progresse. Je ne conseille absolument pas ses arcs fillers, je vous invite même à les fuir. Ils ne sont absolument pas scénarisés par  Masashi Kishimoto et ils détruisent plus Naruto qu’autre chose. Il est possible de trouver les épisodes fillers sur Wikipédia (ce sont les épisodes colorés). En évitant les fillers, votre série sera déjà réduite !

source

Il existe également de nombreux films sur Naruto (je conseillera surtout Naruto : The Last et Boruto : Naruto le film, les autres sont plutôt mauvais) ainsi que des OAV, des séries dérivées, des light novels écrits par des auteurs différents mais illustrés par Masashi Kishimoto (Naruto Restuden, Naruto Shinden, etc) et bien sûr la série (manga et anime) Boruto, créée par Ikemoto Mikio en 2016, qui retrace les aventures du fils de Naruto et qui a sa propre adaptation anime toujours en cours. Ce manga est simplement supervisé par Kishimoto. La seule histoire liée à Naruto entièrement écrite et dessinée par l’auteur originel est  le one-shot Naruto Gaiden, précurseur de Boruto, qui suit les aventures de Sarada, fille de Sasuke et Sakura, à la recherche de la vérité sur ses parents.

L’histoire prend place dans le village de Konoha, un village de Ninja. Naruto Uzumaki est un jeune garçon farceur qui ne réussi pas vraiment à l’école. Ses pitreries sont un moyen pour lui d’échapper à sa solitude : ses parents sont morts lorsqu’il était bébé. Lors de la naissance de Naruto, le village fut attaqué par un démon, un renard à neuf queues. Le père de Naruto, chef du village, réussi à sceller le démon dans le corps de son fils, ce qui lui coûta sa vie et celle de sa femme. Ainsi, provoquant la crainte des villageois qui le méprisaient, Naruto vécu une enfance terriblement solitaire. Mais notre héros est prêt à tout pour accomplir son rêve : être un Ninja de renom afin de devenir Hokage, le chef du village, comme l‘était son père.

Je pourrais vous parler des heures et des heures de Naruto. Tout comme Dragon Ball, c’est un des mangas shōnen auquel je suis la plus attachée. J’aime énormément l’ensemble des personnages, au point que je ne peux m’empêcher de lire rapidement les scans de Boruto juste pour les voir (malheureusement beaucoup de personnages et relations sont gâchés dans Boruto).  Il y a même un soupçon de romance et cela ne peut que rajouter au manga 😉 L’histoire de Naruto est parfaitement bien menée, il y a des moments certes plus lents mais je ne me suis jamais vraiment ennuyée. Oui la deuxième partie, notamment les batailles finales, peut être assez critiquable et beaucoup considèrent que c’est ce qui a gâché la série. Personnellement, je conviens que cela aurait pu être mieux amené et mieux scénarisé mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est gâché !

 J’aime énormément l’atmosphère du manga et surtout le thème des Ninjas. Moi qui adore les arts martiaux et les combats au corps à corps j’ai été servie ! L’histoire n’est pas la plus originale de toute, on retrouve les grands éléments du shōnen (le héros abandonné et moqué qui deviendra le héros du village, l’importance de l’amitié, des personnages qui n’ont cesse de devenir plus forts) mais c’est aussi pour ça qu’on aime. Je suis également une grande fan des dessins de Kishimoto, alors évidemment cela aide beaucoup. Enfin, pour ce qui est de l’anime, j’aime beaucoup les musiques de fonds, ainsi que certains OST, notamment « Blue Bird », chanson du groupe Ikimonogakari.


A Silent Voice —  Yoshitoki Oima

Pas de combats, pas de pouvoirs surhumains et pas de grand méchants dans A Silent Voice qui est un shōnen différent de ce que l’on peut lire, ancré dans une réalité qui n’est pas la plus facile. Et pourtant c’est bel et bien un shōnen ! Je trouve que ce manga, ainsi que Your Lie In April que je présenterai ensuite, sont importants car ils cassent avec l’image des shōnens habituels que l’on peut avoir. Ce qui importe dans les shōnens ce sont les valeurs transmises telles que l’amitié et le dépassement de soit, et l’on retrouve cela dans A Silent Voice.

Yoshitoki Oima – source

A Silent Voice est un manga de Yoshitoki Oima, pré publié dans le Weekly Shōnen Magazine entre août 2013 et 2014. La série, composée de 7 volumes, est publiée en France entre 2015 et 2016 et a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique avec le film d’animation, par les studios Kyoto Animation, sorti en 2016 en France. Je n’ai pas vu le film, bien qu’il ait l’air très beau, je n’en parlerai pas ici. Le manga a obtenu de nombreux prix, comme le prix des lecteurs du Bessatsu Shōnen Magazine en 2013, le prix de la Nouveauté en 2015. Oima est également l’autrice du manga shōnen To Your Eternity depuis 2017.

Shoya Ishida est un jeune garçon de primaire qui n’hésite pas, avec son groupe d’amis, à jouer aux jeux les plus insensés et dangereux pour tromper l’ennui. Lorsque sa classe accueille une nouvelle élève, Shoko Nishimiya, Shoya va être troublé de découvrir que la jeune fille est sourde. Lui et ses amis vont se mettre à la harceler afin de s’amuser. Des années plus tard, alors que Shoya est au lycée et que Shoko a depuis longtemps disparue de sa vie, il décide de la retrouver avec une seule idée en tête : s’excuser pour ses actes passés.

Shoko et Shoya – source

Avant de donner mon avis, je voulais préciser que l’auteure, Yoshitoko Oima, est une femme, et cela se ressent. Que ce soit au niveau de l’écriture des personnages ou de la beauté des relations. Au point que certains pourraient catégoriser ce manga comme shōjo mais non, les femmes peuvent aussi écrire de très beaux shōnen ! De toute façon, j’ai toujours eu du mal avec ces catégorisation parfois trop arbitraires mais c’est un autre sujet.

Je suis tombée amoureuse de A Silent Voice dès ma lecture du premier tome. L’auteure réussie très bien à nous plonger dans le monde de Shoko et de la langue des signes, ce qui aurait pu être compliqué. Autant dans les animes il est possible de recréer la langue des signes, autant dans un manga avec des dessins statiques cela se révèle plus ardu. Et pourtant l’auteure y arrive sans problème !

Dès le début, on nous fait entrer dans un univers difficile : on suit un héros qui harcèle sa camarade atteinte de surdité. C’est assez terrible de commencer ainsi une série et de se dire que nous allons suivre les aventures d’un harceleur. Mais le sujet de l’histoire n’en est que plus passionnant, l’évolution des personnages n’en est que plus belle. A Silent Voice aborde ainsi de nombreux thèmes difficiles comme le handicap, le harcèlement scolaire, le suicide. Mais au lieu de se focaliser sur le dur passé des héros, l’auteure préfère nous montrer la rédemption de chacun des personnages qui ont tous fait du tord, volontairement ou non, à notre héroïne. Celle-ci s’efforce tant bien que mal de pardonner, de s’ouvrir aux autres et de se faire comprendre malgré son handicap. J’aime la façon les personnages vont se rapprocher, vont se révéler tout ce qu’ils ont sur le cœur. Et plus que tout, j’aime la façon dont Shoko va « sauver » Shoya, rongé par la culpabilité, et lui-même victime de harcèlement par la suite. 

Shoya apprend le handicap de Shoko – source

Les relations amicales sont très développées et très réalistes, on est très loin des amitiés plus « faciles » comme dans Dragon Ball et autre shōnens plus classiques. Ici chacun éprouve des rancœurs, de la jalousie vis-à-vis des autres, tout en les appréciant. Rien n’est blanc ou noir, tout est dépeint de façon réaliste. A Silent Voice est une histoire extrêmement touchante mais qui en vaut la peine.


Sword Art Online — Reki Kawahara

Je me souviens avoir regardé le premier épisode de Sword Art Online avant de partir au lycée. J’y avais pensé toute la journée et j’étais rentrée quasiment en courant pour regarder la suite. Je connais les avis mitigés que beaucoup ont sur SAO mais ce fut pour moi un véritable coup de cœur, tant pour l’histoire, la romance, les personnages, les tenues, et les scènes de combats. C’était aussi la première fois que je regardais un anime avec un tel concept. Maintenant, avec le recul, je vois les défauts de la série et surtout il y a des arcs de l’histoire qui sont vraiment mauvais. Mais je ne regretterai jamais d’avoir vu cet anime !

Reki Kawahara — source

A l’origine, Sword Art Online est un light novel écrit par Reki Kawahara, qui sort depuis 2009. Le light novel fut adapté en mangas et en anime. Ce dernier fut réalisé par le studio A-1 Picture et sorti en 2012. La deuxième saison fut diffusée en 2014.

Dans l’histoire nous suivons le personnage de Kirito, de son vrai nom Kirigaya Kazuto, un fan de jeux vidéos. Il est un des premier à essayer le jeu Sword Art Online, un jeu de réalité virtuelle sorti tout récemment. Seulement, à peine entré dans le jeu, les joueurs apprennent par le créateur qu’ils sont piégés et que toute mort dans le jeu provoquera leur mort dans la réalité. Leur seul moyen de sortie : vaincre le boss final. S’engage ainsi une course contre la montre et un combat sans pitié par les joueurs mais aussi entre les joueurs….

Le contexte d’un jeu de style médiéval nous propose ainsi des combats à l’épée (voir deux pour ceux qui connaissent 🤓) absolument géniaux. L’ambiance est vraiment sympathique, les décors et les tenues nous rappellent toujours cette atmosphère médiévale. Les personnages sont tous attachants et la premier arc de la première saison reste le meilleur. La romance est absolument adorable dans l’arc Aincrad. Le deuxième arc est beaucoup plus médiocre et c’est là où SAO commence à perdre en qualité, en reléguant notamment son héroïne au rang de prisonnière d’un pervers pendant de longs épisodes. C’est à cause de ça que beaucoup voient le personnage d’Asuna comme un objet sexuel… ça me dégoûte.

La saison 2 permet à SAO de reprendre du poil de la bête avec deux très bons arcs (séparés par un court arc peu intéressant) : l’arc Phantom Bullet, qui se passe dans le nouveau jeu Gun Gale Online. On rencontre le personnage de Sinon et nous sommes plongés dans un univers très différent où les armes à feu remplacent les épées, tout ça dans une ambiance beaucoup plus sombre et plus futuriste. L’arc Mother’s Rosario met en avant Asuna et permet de redorer son blason, ce que j’avais beaucoup apprécié. L’amitié entre Asuna et de Yuuki Kono est très belle. Je ne parlerai pas de la saison 3 que je n’ai jamais finie et qui est pour moi terriblement nulle (désolée). Je préfère considérer que SAO ce n’est que ces deux saisons que j’avais beaucoup apprécié.

Kirito et Asuna, arc Aincrad — source

SAO est un manga qui nous offre un style de combats vraiment différent des habituels shōnen, les enjeux ne sont pas identiques à ce que l’on nous offre régulièrement et l’ambiance de jeu vidéo apporte un souffle de renouveau au genre. Il rappelle un peu les récents Squid Game et Alice in Borderland avec ce jeu mortel mais le principe reste assez différent. On peut déplorer la dimension un peu harem qui apparaît dans certains épisodes ainsi que des méchants très caricaturaux par moments, mais c’est vraiment un anime que je conseille.

Il y a eu également des films Sword Art Online, comme Ordinale Scale (2017) que j’avais apprécié. Une série nommé Sword Art Online Alternative Gun Gale Online a vu le jour en 2018 et retrace l’aventure de nouveaux personnages dans le monde de GGO. Là encore, la série était sympathique surtout si l’on aime l’univers de GGO.

Je conseille vraiment l’anime tout de même, en plus la bande son et les chansons des génériques, notamment celles interprétées par LiSA, sont supers !


Voilà pour cette première partie de présentation de shōnens qui, j’espère, vous aura plu ! Ça me fait vraiment plaisir en tout cas de partager ma passion pour les mangas et les animes sur ce blog 😉

Ambre

6 réflexions au sujet de “[Manga & anime] — Mes shōnens favoris – partie 1”

  1. Article très complet, j’ai hâte de suivre cette série!

    Jujutsu Kaisen m’intèresse, j’en entends souvent parler! Naruto (les musiques j’adore) et Dragon Ball, mes premiers mangas *_* Et Fullmetal ça fait si longtemps 😭 A Silent Voice est brillant 💜

    Aimé par 1 personne

    1. Merci je suis contente que ça t’ai plu j’avais un peu peur comme je n’avais jamais parlé ni de mangas ni d’animes ! 🥺😅

      Oui, Dragon Ball c’est le manga de la nostalgie 🥺 et tout à fait d’accord pour le reste aussi 😀 pour Jujutsu je te conseille, moi j’aime bien, ça me fait penser un peu à Ao No Exorcist et à Naruto par moment 😆

      Aimé par 1 personne

  2. Tu as été ma rampe de lancement pour les animes et même si j’ai perdu en vitesse, j’ai bien l’intention de continuer ! 😄

    Je n’ai donc vu pour le moment que la saison 1 de Naruto (que j’apprécie beaucoup, c’est juste une question de s’y mettre !) et le manga A Silent Voice me fait envie, j’en ai déjà entendu parler mais là, je comprends qu’il faut vraiment que je lui accorde une place !

    En tout cas, je suis contente que tu aies commencé cette série d’articles ! Je vais découvrir plein de choses et en apprendre beaucoup également. Tes articles sont toujours complets qu’importe le sujet et on en ressort à chaque fois avec quelque chose, donc c’est chouette ! ☺️

    Aimé par 1 personne

    1. Hihihi, merciii 😊 je suis vraiment contente que Naruto te plaise, et je comprends que ce soit long ! J’aimerai bien tenter One Piece mais pareil, la longueur je la crains un peu ! Après chacun va à son rythme 😉 Silent Voice est court tu n’as plus d’excuses 😝😂 j’espère qu’il te plaira !

      Merci beaucoup ça m’encourage vraiment ce que tu dis ! Je vais continuer sur cette lancée, ça me fait aussi très plaisir de partager sur les animes et mangas et d’en discuter 🤩

      Aimé par 1 personne

      1. Ok, plus d’excuses, je lirai Silent Voice ! (Mais bon, ce sera quand même après avoir lu les mangas que j’ai commandé au Père Noël ! 😂)

        Écrit sur tout ce qui te plait, ta passion parle pour toi et j’ai toujours hâte de découvrir plein de nouvelles choses ! 😁

        Aimé par 1 personne

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