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[Tw-drama] — Autumn Concerto : famille et amnésie dans ce classique taïwanais

Ma note : 17/20

S’il y a bien un drama taïwanais que j’avais adoré lors de mes débuts dans dramaland c’est Autumn Concerto. Cette série romantique et dramatique d’une trentaine d’épisodes m’avait vraiment happé et c’est toujours un de mes dramas taïwanais préférés. Pendant longtemps c’était même ma série taïwanaise numéro un. Depuis, Someday or One Day est passé par là et je dois dire que rien ne résiste à la beauté de ce drama. Quoi qu’il en soit, je ne sais pas si aujourd’hui mon appréciation de l’histoire serait identique, peut-être même que je n’aimerai pas du tout. C’est un peu compliqué d’écrire pour moi cet avis, parce que mon visionnage date (2016 ou 2017 je pense), je me souviens de mes sentiments de l’époque tout en ayant un regard beaucoup plus critique sur la série donc j’espère ne pas trop me mélanger ! Pour la note c’est assez abstrait d’ailleurs, donc ne vous y fiez pas entièrement !

Autumn Concerto (下一站, 幸福 en Chinois, qui signifie « A la prochaine station, le bonheur ») est un drama de 2009 réalisé par Chen Hui Zhen (On Children) avec Vaness Wu (Meteor Garden) Ady An (The Legend of Dugu), Chris Wu (The World Between Us) et Tiffany Hsu (The Victim’s Game). Autumn Concerto est un drama très populaire à Taïwan, il a notamment battu des records d’audience. L’histoire se divise en deux parties. Au début, nous rencontrons Mu Cheng, une jeune fille qui vit avec sa tante et son compagnon qui tente de l’abuser sexuellement. Ren Guang Xi est le fils de la directrice de l’université et étudiant en droit, pour devenir avocat. La première rencontre des deux protagonistes se termine en dispute et ils mettront du temps à s’apprécier. Alors que leur couple semble aller pour le mieux, Guang Xi découvre qu’il est malade et subit une opération qui lui cause une perte de mémoire.


Romance, drame et amnésie : mais c’est quoi cette histoire ?

Je sais qu’en lisant le résumé du drama on se dit « mais c’est quoi ça ?? ». Entre histoire tragique, parents manipulateurs, abus sexuels et surtout la fameuse amnésie il est clair que ce n’est pas ce qui fait le plus envie. Je pense cependant qu’il faut faire attention à replacer le drama dans un contexte : celui du début des années 2000. Aujourd’hui nous voyons se développer une multitude de genres et scénarios originaux qui abordent des thèmes plus sérieux (maladies mentales, inégalités sociales, etc). Mais il faut se souvenir qu’au début des années 2000 c’était surtout les histoires d’amour dramatiques qui plaisaient ! Si l’amnésie est aujourd’hui un cliché qui en insupporte plus d’un, soulignons que des dramas extrêmement populaires ont usé de ce cliché très apprécié à l’époque. Je pense notamment au drama sud-coréen Winter Sonata (2002), drama pilier de la Hallyu et qui fut plus que bien reçu en Asie de l’Est, notamment au Japon. Je comprends parfaitement que l’on apprécie pas ce genre d’histoire, c’est pour ça que je pense que moi-même aurait eu du mal à voir ce drama aujourd’hui, mais avant de critiquer violemment je suis persuadée que prendre en compte le contexte et la mode de l’époque est important.

Guang Xi & Mu Cheng

Autumn Concerto aborde tout de même des thèmes intéressants, notamment la question des abus sexuels, dans sa première partie. C’est un thème qui a été déjà traité dans un autre drama taïwanais, encore plus ancien : Mars (2004). Dans les deux séries, j’ai apprécié la façon dont on montrait les évènements et leur conséquences de façon réaliste. Mu Cheng me faisait vraiment de la peine et j’étais en colère face à ceux qui ne la protégeaient pas et ne la comprenaient pas. C’est là où Guang Xi entre en scène. Il sera le premier à voir que quelque chose ne va pas et il sera celui qui la sauvera. La première partie de l’histoire reste, je pense, ma favorite. J’ai adoré voir se développer la romance entre Mu Cheng et Guang Xi, qui ne démarre pas sur de bonnes bases, avouons-le (fan du cliché ennemies to lovers c’est pour vous !). Il y a une vraie alchimie entre les acteurs, rendant leurs interactions crédibles. Guang Xi n’est pas le seul à sauver Mu Cheng, l’inverse est aussi vrai. Elle sera celle qui l’aidera plus d’une fois et le soutiendra dans la difficulté.

Et c’est ainsi qu’on entre dans la deuxième partie de l’histoire, intéressante mais aussi si frustrante ! Guang Xi est opéré car malade et il perd la mémoire. Ce ne serait pas un problème en soit si Mi Cheng ne l’avait pas abandonné juste avant pour des raisons assez courantes dans les dramas de cette époque : la méchante mère du héros qui a décidé que Mu Cheng n’était pas assez bonne pour Guang Xi. Complètement fou de chagrin, Guang Xi subit son opération et commence ensuite sa vie avec He Yi Qian, une jeune femme amoureuse de lui et qu’il avait déjà repoussé. Il ne sait cependant pas que Mu Cheng a donné naissance à son enfant (oui, vous voyez la suite venir ?). Plusieurs années passent et Mu Cheng et son fils Xiao Le vivent à la campagne, dans le village d’origine de Hua To Ye, ami d’enfance de Mu Cheng qui cherche désespérément à se faire aimer d’elle. Tout va pour le mieux (enfin en apparence) jusqu’au jour où Guang Xi, devenu avocat, vient au village pour des raisons professionnelles. Et c’est là que tout bascule !

Ce qui est intéressant dans la deuxième partie, c’est de voir Guang Xi renouer des liens avec Mu Cheng et surtout avec son fils (sans qu’i ne saches qui ils sont vraiment). J’ai vraiment adoré la relation entre Guang Xi et Xiao Le, c’est vraiment une des plus belles relations du drama. Que les deux connaissent leur relation biologique ou non, ils éprouvent l’un pour l’autre une sorte de connexion qui est vraiment touchante. Xiao Le est absolument adorable et j’ai eu souvent de la peine pour lui, à souffrir des décisions de ses parents et de son entourage. Du côté de la romance, Guang Xi est à nouveau inexorablement attiré par Mu Cheng qui, de son côté, essaye de tenir ses distances (mais on sait tous qu’elle l’aime toujours, sinon elle n’aurait pas repoussé Hua Tuo Ye pendant toutes ces années n’est-ce pas ?). J’avais trouvé très beau de voir que même plusieurs années plus tard, ils pouvaient à nouveau bâtir une belle relation, avec des bases différentes, mais un amour tout aussi profond. Parce que oui, j’aime leur romance et leur couple ! Dans cette partie c’était surtout la fiancée du héros, He Qi Yan, qui était insupportable, bien qu’elle n’ait pas un mauvais fond en soit je vous rassure. D’ailleurs il n’y a pas vraiment de personnages, parmi les principaux, de foncièrement méchant et c’est un vrai effort que de nous offrir des personnages plus complexes que d’habitude. Je pense à la mère du héros dans Secret Garden qui reste exécrable jusqu’à la toute fin.

Pour moi, une des « forces » de ce drama c’est sa façon de traiter (le cliché de) l’amnésie. Je conviens que ce n’est pas parfait du tout mais je veux simplement souligner qu’ici l’amnésie n’est pas un élément qui survient pour redonner un peu de suspense à l’histoire dans les derniers épisodes. Le drama entier est basé sur la question de l’amnésie et c’est ce qui le rend finalement originale (c’est différent de Hana Yori Dango, Goblin ou The Master Sun par exemple). On voit le personnage de Guang Xi ressentir une certaine connexion avec Mu Cheng, tout en remettant en cuse son actuelle relation amoureuse. C’est assez intéressant et je dois dire qu’avec Flower of Evil c’est mon cas d’amnésie favoris.

Enfin le dernier grand moment de l’histoire arrive : abracadabra, Guang Xi retrouve ses souvenirs (vous l’attendiez) ! Au lieu d’être heureux, évidemment il est très en colère et en veut à Mu Cheng. Il lui en veut non seulement de lui avoir caché la vérité, y compris le fait qu’il est le père de Xiao Le, mais aussi de l’avoir abandonné il y a des années (il ne sait pas encore que sa mère est derrière tout ça). S’ensuit alors une partie de l’histoire assez pénible : Guang Xi est en colère et est assez méchant avec Mu Cheng qui refuse absolument de se défendre. Je me souviens avoir été agacé par Mu Cheng qui apparaissait comme assez molle. C’est finalement Hua Tuo Ye qui crachera le morceau, au soulagement d’un spectateur épuisé. Et finalement nous obtenons notre fin heureuse ! Si la dernière partie est importante car enfin nos deux héros recommencent avec des bases honnêtes, elle est aussi trop longue à mon goût et je me souviens avoir trouvé Guang Xi vraiment horrible (je le comprenais mais quand même….).

Une romance tranche de vie et familiale

Autumn Concerto nous raconte une belle histoire d’amour mais je retiens surtout l’amour familial. Parce que Mu Cheng et Guang Xi s’aiment, mais leur amour pour leur enfant et la famille qu’ils forment tout les trois est véritablement le plus beau et c’est cette relation précise qui est au cœur de l’histoire. Xiao Le, leur enfant, n’est pas la mascotte du drama mais bien un personnage à part entière. Notre petite famille, lorsque tout va bien, est absolument adorable et saine. On a envie de les voir heureux. Le drama rappelle plusieurs fois les difficultés que Mu Cheng a pu rencontrer en élevant son fils seul et j’ai trouvé que c’était important de souligner cela.

Une autre relation que j’ai adoré voir se développer, est celle de Xiao Le et sa grand-mère paternelle. Si la mère de Guang Xi est effectivement à l’origine de tout ce bourbier, il n’empêche que cela ne fait pas d’elle la grande méchante de l’histoire. Elle a aussi un passé qui n’est pas forcément facile, et surtout elle a un cœur ! Elle va peu à peu s’attacher à Xiao Le et leur relation fait plaisir à voir. C’est finalement grâce à Mu Cheng qu’elle et son fils vont véritablement se réconcilier.

Enfin, je voudrais terminer en parlant du village et des villageois que j’avais beaucoup aimé. On s’attache à tous les personnages, j’adorais notamment la mère de Hua Tuo Ye et la petite romance secondaire (certes à sens unique pendant longtemps mais quand même). Mu Cheng n’a pas vraiment de famille biologique mais le village est sa famille de cœur, c’est sa maison est c’est très beau à voir. J’adorais entendre les villageois parler en dialecte taïwanais, je trouve que cela rendait l’histoire plus réaliste !

Xiao Le et sa grand-mère

Autumn Concerto est donc un drama classique que l’on pourrait aujourd’hui trouver plus difficile à aimer mais je pense que c’était tout de même un drama assez novateur pour l’époque. Je reste aujourd’hui toujours touchée par la romance et par les relations familiales que j’avais adoré. Un petit mot aussi pour les OST, notamment ceux de Victor Wong et de Della Ding, que j’adore.

J’aime ÉNORMÉMENT cette chanson !
Della Ding, opening de Autumn Concerto

Sources images : 1 , 2, 4

2 réflexions au sujet de “[Tw-drama] — Autumn Concerto : famille et amnésie dans ce classique taïwanais”

  1. Voilà qui devrait m’aider à me lancer pour de bon ! Je n’ai regardé que le premier épisode, mais ce n’était pas le bon moment pour regarder un vieux drama. Et pour le coup, je comprends encore mieux qu’il faut que je le regarde avec un regard de l’époque, sinon c’est fichu ! 😄

    Je devrais le regarder cette année (enfin 2022… 😅) et on verra bien ! ☺️

    Aimé par 1 personne

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