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[K-drama] — Flower of Evil, Lee Joon Gi nous captive dans ce thriller psychologique palpitant

Ma note : 19/20

Imaginez-vous bien : au moment où j’écris cet avis, cela fait déjà quelques jours que mon visionnage est fini. Et portant, je suis encore toute retournée par la fin du drama, je me remémore les meilleurs passages de l’histoire, je me souviens des battements de mon coeur pendant les scènes de suspense ou celles romantiques. J’ai retenu mon souffle tant de fois, j’ai eu peur, j’ai été touché et attendrie par des personnages. Et surtout j’ai été totalement et définitivement happé par le jeu de Lee Joon Gi qui est absolument incroyable dans ce drama, si bien que les mots m’échappent. Bref, vous l’avez compris, Flower of Evil a été un vrai coup de coeur que je ne m’attendais pas du tout à avoir.

Baek Hee Sung (Lee Joon Gi) travaille dans un atelier d’orfèvrerie et parait être un père de famille et un mari idéal. Mais il cache en réalité de lourds secrets. Sa femme, Cha Ji Won (Moon Chae Won) est policière au sein d’une brigade criminelle. Alors que des séries de meurtres se produisent, la police se voit forcée de rouvrir un dossier vieux de quinze ans. En enquêtant, Cha Ji Won va découvrir que son mari est loin d’être l’homme qu’elle croyait être…

Pour ceux qui n’ont pas encore vu le drama, faites attention aux spoilers !

Quand des meurtres sont une affaire de famille

Ce sont différents avis à chaud sur les premiers épisodes vus sur internet qui m’ont poussé à entamer mon visionnage de Flower of Evil, alors que je comptais passer totalement à côté (et quelle erreur aurais-je alors commise !). Les deux premiers épisodes m’ont laissé sceptique. Je les ai trouvé un petit peu lents, les enquêtes du début ne m’ont pas véritablement convaincu et je ne ressentais pas vraiment d’alchimie entre les acteurs. Mais le jeu de Lee Joon Gi et ma curiosité m’ont poussé à poursuivre. Dès le troisième épisode j’ai été absolument conquise par cette série qui m’a littéralement tenue en haleine jusqu’à la fin. Cela faisait très longtemps que je ne m’étais pas posée devant un thriller et retrouver ce genre avec Flower of Evil m’a fait un bien fou !

Laisse moi te parler de ma façon d’enquêter. Je ne crois que ce que je vois.

Cha Ji Won

Le rythme est parfaitement bien maitrisé et on entre très rapidement dans le vif du sujet, contrairement à ce que j’aurais pensé. La dynamique de notre quatuor principal (Do Hyun Soo, Cha Ji Won, Kim Moo Jin et Do Hae Soo) est très réussite. Les scénaristes ont parfois peu de pitié pour nos personnages qui, dans cette histoire, en voient de toutes les couleurs. Les scènes angoissantes puis dramatiques s’enchaînent sans qu’on est le temps d’être soulagé ou attristé. Les retournements de situations tombent toujours au bon moment.

J’ai adoré suivre ces enquêtes parallèles, menées d’un coté par la police et de l’autre par Do Hyun Soo (et ces deux acolytes, Kim Moo Jin et Do Hae Soo). Les enquêtes policières ne sont pas des plus novatrices, le grand méchant est un vrai psychopathe terrifiant comme on les aime (j’en profite pour féliciter le travail de Kim Ji Hoon, interprétant un Baek Hee Song à faire froid dans le dos). Cependant, tout ça ne représente aucunement un problème. Parce que Flower of Evil n’est pas un simple drama policier. C’est aussi l’histoire d’un couple plongé au coeur d’une histoire de meurtre en série qui va devoir apprendre à se comprendre, se connaitre et surtout se faire confiance. Et c’est cela qui va faire l’originalité du drama, plus que les enquêtes elles-même. Le spectateur connaît tous les secrets des protagonistes et retient son souffle en attendant qu’ils soient découverts (ou révélés) un à un. Tous les moments durant lesquels Cha Ji Won teste son mari étaient pour moi des passages absolument intéressants, plus que l’enquête en soit.

Avoir une bonne réputation permet d’éviter d’être suspecté si une chose grave se produit.

Do Hyun Soo à sa fille, Eun Ha

Je voudrais en profiter pour revenir sur un point du scénario qui a peut-être déplu: l’innocence totale de Do Hyun Soo. A vrai dire, en commençant Flower of Evil et d’après le résumé, je m’attendais réellement à ce que notre héros soit bel et bien un tueur en série, un psychopathe (surtout à la vu des deux premiers épisodes). Or ce n’est pas le cas. Do Hyun Soo est en effet différent des autres, peut avoir des penchant particulièrement violent mais son passé, le rejet des autres son enfance difficile voir traumatisante, les mauvais diagnostics des médecins, etc : tout cela a conduit notre héros à 1) se forger une énorme carapace et 2) se croire être réellement une mauvaise personne. Je pense qu’à endosser le meurtre de sa soeur, il s’est mis à se croire lui-même un meurtrier. Personnellement, j’étais plutôt enchanté de l’orientation du drama, j’ai adoré voir Do Hyun Soo se battre pour son innocence et Cha Ji Won enquêter sur la vérité. Je ne suis aucunement déçue de la vraie personnalité de Do Hyun Soo. Mais je peux comprendre que certains se soient sentis trahis par le synopsis et les différents teasers qui laissaient prévoir une toute autre histoire.

Une romance mature et complexe

Il est possible de dégager deux gros thèmes principaux dans ce drama : le thriller policier et la romance. Ici on nous présente un couple marié depuis plusieurs années, au moins dix ans. Même si l’on nous présente un petit peu le passé du couple, on ne s’attarde jamais dessus ce que j’ai beaucoup apprécié. Le drama commence par une scène de baiser langoureuse, preuve que ce n’est définitivement pas un drama comme les autres, où le baiser est un acte sacré, l’expression ultime de l’amour. Ici, ce n’est assurément pas ce premier baiser que l’on va le plus apprécier. En effet, la révélation graduelle des secrets de Do Hyun Soo va donner le pas pour une nouvelle histoire d’amour, plus sincère que la précédente, entre les deux héros. Certes on a des moments presque trop mélodramatiques entre les personnages, notamment vers le dernier quart du drama mais cela ne m’a jamais choquée ni agacé. Enfin, l’alchimie entre les deux héros est bel et bien présente.

Si tu ne crois pas en moi, qui d’autre le fera ?

Hyun Soo à Ji Won

Cha Ji Won, très sûre de ce qu’elle ressent, va grandement compenser l’insécurité sentimentale de son mari. Les scènes du début qui nous expliquent la façon dont Ji Won et Hyun Soo ont fini ensemble étaient essentielles pour nous aider à mieux cerner les personnages. Je pense que c’est aussi un moyen de réaliser que leur histoire n’a, en soit, jamais été totalement normale dès le début, et Ji Won le sait sûrement.

J’ai également beaucoup apprécié l’importance donné à la famille. On avait des moments adorables entre Eun Ha, la fille de nos héros, et ses parents. Mon seul problème a été dans le traitement de Eun Ha. Premièrement, j’ai trouvé que parfois ses parents la prenait trop pour un petit bébé et on aurait trop dit une poupée. Je n’ai rien contre elle et bien évidemment je la trouve adorable, mais, comment dire, elle était presque trop adorable. Des fois j’avais le sentiment qu’à part répéter à ses parents qu’elle les aime, elle ne servait pas tant que ça. Bien sur c’est une enfant en maternelle, je ne m’attendais pas à ce qu’elle mène une enquête ou arrête le criminel. Mais elle aurait pu, avec ses yeux d’enfant, avoir un autre regard sur ce qui se passe dans sa famille et faire évoluer ses parents (sans forcement le voir). Par exemple, lorsqu’elle est avec la mère de Baek Hee Song, on voit qu’elle n’est pas idiote et qu’elle réfléchit, même à son âge. Et j’aurais pensé que la mère de Baek Hee Song aurait pris potentiellement le parti de Do Hyun Soo parce qu’elle s’était un peu attachée à Eun Ha.

Family time

Certaine scènes avec Eun Ha étaient importantes (comme lorsqu’elle n’ouvre la porte qu’à sa mère) mais je reste persuadé qu’elle aurait pu avoir plus d’importance dans l’histoire.

Lee Joon Gi est magistral

Des éloges. Lee Joon Gi au sommet de son art. Chaque geste que l’acteur exécute à son importance et n’est pas là par hasard. Les mouvements subtils, parfois presque imperceptibles de Lee Joon Gi, notamment ceux du visage, m’ont captivé. L’acteur nous montre une véritable palette d’émotion, passant en un éclair d’un mari parfait et souriant à un homme presque terrifiant ou brisé par le concours d’événements. On est bien loin d’un Lee Min Ho dans City Hunter ! Ce n’est pas une chose facile d’interpréter un personnage qui cache autant d’émotions mais devant agir comme s’il ce n’était pas le cas. Lee Joon Gi l’a fait. Et le résultat est simplement phénoménal.

L’acteur est donc plus que convaincant dans le role de Do Hyun Soo, cet homme à l’apparence parfaite et propre mais cachant un lourd passé, loin d’être celui cliché d’un tsundere de comédie romantique. Evidemment, il est inutile de préciser que j’ai adoré notre héros, quand bien même les premiers épisodes me laissaient croire que j’allais finir par le détester et le craindre à cause de ses tendances de psychopathe. Mais Do Hyun Soo n’est pas un tueur : au moment ou Kim Moo Jin a été libéré j’ai su. Baek Hee Song, alias Do Hyun Soo, n’était pas celui qu’on pensait. Il souffre simplement d’un certain trouble de la personnalité antisociale. L’évolution du personnage est incroyable, en replongeant dans son passé, Do Hyun Soo va peu à peu se chercher et se trouver lui-même, se comprendre également.

Flower of Evil est avant tout un thriller psychologique et je ne vais pas tenter de décrire toute la subtilité du personnage de Do Hyun Soo, ce serait trop compliqué et je sens que j’irais me perdre dans des explications sans queue ni tête. Mais ce qui est important à retenir c’est que le personnage est extrêmement et magnifiquement bien écrit et que son évolution pendant tout le drama est passionnante à observer.

Avec un tel acteur, il fallait trouver un bon partenaire pour lui donner la réplique. Moon Chae Won, avec qui Lee Joon Gi avait déjà collaboré dans Criminal Minds (2017) a été parfaite. Si son jeu brille moins que celui de notre héros, l’actrice ne s’efface pas du tout pour autant. Les deux acteurs partagent une vraie dynamique et alchimie à l’écran (et je ne parle pas uniquement d’alchimie dans le sens romantique). Moon Chae Won a su interpréter une femme forte mais également vulnérable par moments avec véracité.

Tu n’as qu’un seul problème. Tu ne te vois pas de la même façon que moi je te vois.

Cha Ji Won à Hyun Soo

Depuis quelques temps je vois sur YouTube de nombreuses videos rassemblant des extraits de femmes badass dans les dramas. On y voit entre autre Ko Moon Young (It’s Okay to Not Be Okay), Jo Yi Seo (Itaewon Class) ou Jong Man Won (Hotel del Luna). Fort heureusement, Flower of Evil nous montre qu’une femme forte ne se limite pas à son caractère badass ni à la chanson « Boss Bitch » (attention, je n’ai absolument rien contre ça, j’en regarde moi-même et j’adore les femmes fortes !). Ici Cha Ji Won une femme extrêmement courageuse, sérieuse et investi dans son travail, mais aussi très douce et parfois très sensible sentimentalement. La réouverture de l’affaire des meurtres de Yeon Ju et les secrets qui vont être dévoilés au fil de l’histoire vont remettre en question ce à quoi notre héroïne tient le plus : sa famille. Que se passe-t-il quand on pense que notre mari est un psychopathe ? Personnellement, je panique. Cha Ji Won elle a énormément de sang froid, elle va mener une enquête méthodique, réunir des preuves et surtout tester son époux afin de découvrir la vérité. Et elle va faire confiance à son mari, malgré tout ce qui passe. J‘ai été totalement impressionné par cette maitrise d’elle même dont elle fait preuve maintes fois.

Quid des autres personnages ?

Do Hae Soo, interprétée par Jong Hee Jin

J’ai beaucoup aimé son personnage, elle est à la fois très sensible mais aussi particulièrement courageuse à mes yeux. Elle tient énormément à son frère et vit dans la culpabilité de l’avoir laissé devenir un criminel à sa place. En réalité, comme elle le montre à Moo Jin, sa vie est plus une sorte de survie quotidienne. Comme si elle souhaitais juste continuer à subsister au cas où son petit frère ai un jour besoin d’elle. Lorsqu’elle est grièvement blessée en ayant protégé Eun Ha, Hae Soo a enfin payé sa dette. Je pense que ce moment marque un tournant dans sa vie, une page qui se tourne et un poids lourd sur le coeur qui s’enlève. J’ai adoré ses retrouvailles avec Hyun Soo mais j’aurais aimé que les deux partagent plus de temps à l’écran. J’ai trouvé que même à la fin, Hae Soo et Hyun Soo n’avaient pas de véritable discussion par rapport à leur passé, leur présent et leur futur et j’ai été un peu déçue de cela. J’aime énormément sa relation adorable avec Moo Jin.

Kim Moo Jin, interprété par Seo Hyun Woo

Je ne pensais pas aimer ce personnage autant. C’est mon petit coup de coeur de Flower of Evil. Moo Jin est un journaliste prêt à tout pour son scoop, il est investi dans son travail et est plus ou moins professionnel. Si au début je pensais qu’il trahirait Hyun Soo, une partie de lui cherche également à découvrir la vérité, et ses retrouvailles avec son amour d’enfance, Hae Soo, vont le rendre plus courageux. Je pense que le traumatisme qu’il a vécu enfant lorsqu’il a découvert la nature psychopathe de Deo Min Seok va peu à peu être surmonté tout au long de cette histoire. Lorsque Moo Jin fait face au père de Hee Song, il tient un discours mature et plein de vérité qui m’a beaucoup surprise venant de sa part, lui d’habitude un peu gauche et apportant une touche d’humour.

Une petite bromance qui démarre bien… 😛

D’un point de vu relationnel, Moo Jin est très gentil avec Hae Soo, il tente le plus possible de se racheter mais j’ai adoré le fait qu’il ne la prenne jamais en pitié. Il cherche juste à l’aider et à être là pour elle sans jamais non plus dépasser de façon trop importante les limites qu’elle lui impose. Ensuite, on a la petite bromance qui se forment entre Hyun Soo et Moo Jin. J’aurais du mal à expliquer exactement pourquoi, mais leur personnalités différentes qui rentrent en collision me font beaucoup rire à chaque fois. Je pense à la scène de l’épisode 16, où Hyun Soo tente avec gêne de consoler Moo Jin : on voit ici que leur relation a vraiment changé et leur petite amitié totalement non assumée est juste adorable. J’aurais apprécié voir nos deux personnages revenir sur le sujet de la cave mais il n’en a pas été ainsi. Dans un sens, je trouve ça très gentil de la part de Moo Jin de ne pas remettre ce sujet sur le tapis après la perte de mémoire du héros.

L’équipe de police

J’ai adoré toute l’équipe du commissariat, chacun avait sa petite personnalité et était attachant. Le personnage du détective Jae Sup est particulièrement intéressant. S’il apparait comme plutôt simplet il se révèle être très proche de Ji Won et il est son collègue qu’elle respecte le plus. Il va la sauver de nombreuses fois et ne prendra jamais de décisions trop rapides. Quand il décide de ne pas s’en prendre à Hyun Soo c’était très beau : on comprend qu’il y a longuement réfléchit, preuve que c’est un professionnel.

Gong Mi Ja (la mère de Baek Hee Song), interprétée par Nam Ki Ae

Terrifiée par son propre fils et recherchant une famille normale, cette femme va être petit à petit détruite. Le réveil de son fils n’est en rien une bénédiction mais un véritable cauchemar. Elle n’ose simplement pas se l’avouer mais elle le sait clairement. C’était un personnage complexe et torturé qui aurait pu être un peu mieux exploité. Dans l’épisode où elle et Eun Ha déjeunent ensemble, on nous révèle la part d’humanité en cette femme et je pensais qu’elle ferait un geste, aussi minuscule soit-il pour aider nos principaux protagonistes. Mais non, elle décide jusqu’à la fin de prendre le parti de son véritable fils. Je pense toutefois qu’elle s’est attachée à Hyun Soo, sans vraiment le vouloir, et l’inverse est aussi vrai. Mais les événement finaux vont rompre tous les liens entre eux.

Son mari, joué par Son Jon Han, était plus terrifiant, plus dur à analyser. Il ne s’est jamais attaché à Hun Soo, il n’a d’yeux que pour son fils mais vit dans le déni. Il refuse d’ouvrir les yeux sur la véritable nature de son enfant, contrairement à sa femme.

Retour sur le final

Plus lent que les précédents, ce dernier épisode pose les dernières pièces de l’histoire. Malheureusement, certaines questions restent sans réponses. Je pense à la mort de Do Min Seok qui n’est jamais totalement éclaircie. On ne reparle plus non plus de Jong Mi Seok et j’aurais aimé savoir ce qui lui arrivait, même très rapidement. Cependant, on peut imaginer que, du temps s’étant passé entre la fin de l’épisode 15 et le début du 16, tout cela a été expliqué mais les réalisateurs n’ont pas trouvé nécéssaire de nous le montrer.

Bien évidemment, ce qui m’a laissé des sentiments très mitigé à la fin de Flower of Evil, c’est toute cette affaire d’amnésie. Que je déteste l’amnésie dans les dramas coréens ! C’est un des clichés que je supporte de moins en moins au fil du temps (je me souviens de mon désespoir avec The Master’s Sun ou Hana Yori Dango). Pourtant, il est dur d’en vouloir aux scénaristes dans le cas de Flower of Evil car, quoiqu’on dise, l’amnésie est ici très bien exploitée et a toute son importance !

Premièrement, c’est totalement crédible d’avoir des troubles de la mémoire après s’être pris une balle dans la tête. Si dans des dramas comme Autumn’s Concerto ou Goblin le personnage peut retrouver soudainement ses souvenirs comme par magie, ici on nous montre bien que Do Hyun Soo les a perdu à jamais, malgré quelques bribes qui semblent lui revenir ici et là. Deuxièmement, l’amnésie nous permet ici de comprendre davantage le personnage de Do Hyun Soo et c’est une amnésie qui va lui être plus salvatrice qu’autre chose dans un sens. Dans cette dernière phase de guérison et d’introspection personnelle, Do Hyun Soo va encore et pour la dernière fois réaliser que Cha Ji Won l’aime, et que lui l’aime aussi (ainsi que sa famille). Il déclare enfin tout ce qu’il a sur le coeur, ses impressions d’être véritablement différent des autres, de ne pas savoir aimer. C’est la première fois que je vois un héros de drama aussi boulversé, non pas par ses sentiments, mais par son impression de n’en avoir aucun. Sincèrement, le passage du procès dans épisode final durant lequel la procureur déclare que Do Hyun Soo est sans émotion, j’ai immédiatement pensé au procès de Mersault dans L’Etranger (par Albert Camus). Do Hyun Soo a la sensation de ne rien ressentir, mais il souffre de tout ce que d’autres lui on fait subir. Il va réaliser qu’il n’est pas la mauvaise personne qu’il croit être.

Alor bien sûr que j‘aurais aimé que Do Hyun Soo ne soit pas amnésique, c’est rageant cette sensation de l’avoir vu évolué pendant 15 épisodes pour qu’au final tout soit effacé ! Et je continue à être frustré. Mais une autre partie de moi comprend ce choix scénaristique qui ne gâche pas non plus le drama.

J’aime les parallèles entre ce dernier épisode et le reste du drama, qui prouvent que la fin est en réalité très réfléchie. Par exemple, le baiser final entre Hyun Soo et Cha Ji Won renvoie à leur premier baiser, Hyun Soo repète sans vraiment le réaliser ce que Ji Won lui avait dit, quinze ans auparavant. Les retrouvailles avec Eun Ha sont absolument magnifiques et attachantes (j’aime la façon dont physiquement Hyun Soo réagit, comme une sorte d’instinct), le jeu d’acteur de Lee Joon Gi est là encore si fin et subtil.

Oui, encore un MV !

La fin est donc un petit peu amère mais elle n’en reste pas moins magnifique. J’aurais (conditionnel bonjour) aimé avoir quelques minutes supplémentaires pour voir notre petite famille réunie autour d’un repas. Et surtout, j’aurais voulu voir le rêve de Hae Soo se réaliser : l’image de Moo Jin, Hae Soo, Ji Won, Hyun Soo et Eun Ha mangeant à une même table m’aurait suffit. Tant pis, je garde cette image dans ma tête et je ne doute pas qu’elle se réalisera un jour !

Musique et réalisation

Bien que constitué d’un nombre d’OST restreint (trois en tout), le drama donne la part belle a des musiques instrumentales parfois très prenantes. Je pense surtout au titre « Flower of Evil » de Kim Jun Seok qui me rappelle le drama plus que toutes les autres musiques. Les 3 OST chantés m’ont également beaucoup plu, le rythme de « Feel You » (chanson du générique de fin) me plaît tout particulièrement. Dieu merci nous évitons les éternelles envolées lyriques.

« Flower of Evil », Kim Jun Seok
« Feel You », Shin Yong Jae

La réalisation est très épuré à mes yeux. Je note des plans particulièrement impressionnants comme lors du premier épisode, quand la caméra descend lentement de la cuisine à la cave. Le réalisateur met l’accent sur les gros plan de manière fréquente, sans doute dans le but d’accentuer sur les émotions parfois voire souvent subtils des personnages. Cela met en avant le travail fabuleux des acteurs, notamment Lee Joon Gi, Moon Chae Won mais aussi Kim Ji Hoon. Les couleurs pastels si ce n’est sombres apportent une vrai teinte de sobriété et de maturité au drama. Seule Eun Ha tranche, en apparaissant toujours habillé de couleurs vives. Les quelques scènes de combats sont plutôt bien « choréegraphiées » et paraissent assez réalistes (Do Hyun Soo sait se battre… sans pour autant être un expert, contrairement à dans Healer ou City Hunter).

Enfin, je le glisse ici, mais beaucoup de scènes m’ont vraiment marqué. Je réfléchis à faire un top de mes passages préférés mais je pense entre autre à la course poursuite entre nos deux maris, où lorsque Cha Ji Won teste son mari et bien sûr quand Hyun Soo comprend que sa femme connait toute la vérité. Et encore, je ne parle pas de la fin émouvante de l’épisode 15, ni celle de l’épisode 16 !


Si vous cherchez un bon thriller avec de superbes performances n’hésitez pas à tenter l’aventure Flower of Evil !

3 réflexions au sujet de “[K-drama] — Flower of Evil, Lee Joon Gi nous captive dans ce thriller psychologique palpitant”

  1. C’est fou, je vois qu’on a vraiment partagé les mêmes choses à travers ce drama, malgré quelques toutes petites différences. Pour le coup, il n’y a pas une seule chose qui m’a déçue ou que j’aurais aimé différente. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai mis l’ultime note, parce que je me suis simplement dit : qu’est-ce qui m’en empêche ? Eh ben rien ! ^^

    Pour revenir un peu sur ta critique, tu m’as beaucoup fait rire avec la remarque sur Lee Minho. C’est un acteur que j’aime beaucoup, mais en effet, City Hunter ne peut que souffrir de la comparaison ! Pour le personnage de Lee Joon Gi, je te rejoins vraiment et d’autant plus quand tu parles de sa bromance avec Kim Moo Jin. J’ai vraiment adoré leur relation ensemble !

    Concernant les femmes fortes, je suis d’accord sur ton parallèle. On ne voit pas là une de ces femmes qui sont souvent représentées dans les tops, et pourtant, elle m’a davantage touchée. Parce que ce n’est pas là une personnalité unique qui lui donne du courage ou la fait se détacher du reste… Au contraire, tout vient du cœur, du dedans. Elle affronte tout, sans flancher. Son personnage m’a beaucoup touché et même inspiré !

    Parmi les autres personnages, puisque je ne les ai pas tous cités, j’ai aussi beaucoup aimé la mère de Baek Hee Seung. Elle m’a fait énormément de peine, alors qu’elle essaye tant bien que mal que tout n’explose pas sur sa famille. Même si elle sait que ça allait arriver un jour…

    Enfin, j’ai envie de parler de cette amnésie, puis que j’ai gardé le spoiler sous le coude dans mon avis. D’habitude, je déteste ça. Mais vraiment ! Et là, ça ne m’a pas du tout fait le même effet. D’une, parce que je pensais qu’il allait mourir tout court et je me suis tellement préparée à ça, que j’étais prête pour l’inévitable ! ^^ Et surtout, parce que j’ai trouvé le traitement extrêmement réaliste et touchant et que ça apportait encore plus au drama et à leur histoire. Alors oui, j’aurais aimé qu’ils n’aient pas à souffrir de ça, parce qu’ils avaient tous traversés trop de choses. Mais ce que j’ai aimé et qui a fait que je n’ai absolument aucun regret, c’est que je crois vraiment que tout ce qu’il appris, tout ce qu’il est devenu est inscrit en lui. On voit qu’il retrouve par bribe des sensations, des mots… Et rien que le fait qu’il puisse de nouveau pleurer montre qu’il est vraiment différent de celui qu’il était il y a quinze. Et que ce que lui a appris Cha Ji Won, comme quoi il était capable d’aimer, est toujours en lui vu la façon dont il la regarde et est attiré par lui. Il n’a peut-être pas de souvenirs, mais son corps se souvient pour lui. Et mon espoir me fait dire qu’il pourra peut-être retrouver un peu plus par la suite, même dans le domaine du réalisable.

    Et honnêtement, si je l’avais ressenti différemment, j’aurais peut-être été déçu. Mais de la façon dont je l’ai regardé et vécu, ça m’a autant bouleversé que le reste drama, autant touché, autant inspiré… Donc il ne pouvait en être autrement et je suis contente qu’ils aient osé cette fin finalement. Parce que je n’en aurais pas voulu si on me l’avait proposé et ça pourtant m’a beaucoup appris !

    Bref, je t’ai écrit un autre pavé, désolée ! 😂 Mais de toute façon on est d’accord, c’est un drama excellent. Et on aurait eu tort de s’en priver ! 😁

    Aimé par 1 personne

    1. Après avoir lu ton avis je me suis vraiment demandé pourquoi j’avais « seulement » mis 18,5 😂 je pense que c’est parce que les deux premiers épisodes étaient un peu lent mais je pense à rehausser à 19 maintenant 😂 de toute façon ce n’est pas tant la note qui compte.

      Oui c’est exactement ce que j’ai ressentie pour l’héroïne. Je trouve qu’à l’extérieur elle fait très « normale » et on ne s’attend pas du tout à ce qu’elle soit aussi forte et courageuse.

      Pour l’amnésie je te rejoins totalement, j’ai un petit pincement au cœur malgré tout mais je trouve que c’est l’amnésie la mieux traité et la plus UTILE de tous les dramas que j’ai pu voir. Et je te rejoins totalement dans ton idée du « corps qui se souvient » comme si c’était vraiment inscrit en lui. Les scénaristes ont vraiment réfléchis pour nous offrir cette fin et c’est pas juste une idée en l’air 😂

      Aha ne t’inquiète pas pour le pavé 😆

      Aimé par 1 personne

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